L’alimentation de enfant hyperactif

La nutrition évoque en général les régimes et la perte de poids et nullement l’hyperactivité ou les troubles de l’attention ! Pourtant, le contenu de l’assiette est essentiel au bon fonctionnement du cerveau et à l’équilibre psychique et émotionnel.

 De plus en plus d’études font le lien entre certaines carences en minéraux et le déficit de l’attention, l’impulsivité et l’agitation. Face à un enfant hyperactif ou distrait, on ne peut tout simplement pas l’ignorer. Lui assurer un bon équilibre notionnel va donc réellement l’aider, mais on est  très loin de l’idée de régime : ici, pas d’interdit strict, mais  un retour au plaisir de manger des aliments sains et variés, riche en nutriments de qualité.

FAITES QUATRE REPAS PAR JOUR

Manger à heures régulières donne un rythme à la journée et des repères dans le temps. Et plus ces points de repères sont clairement identifiés, plus ils contribuent à rassurer l’enfant et à diminuer son anxiété, C’est la meilleure façon de garantir un équilibre alimentaire dont l’enfant en plein développement a tellement besoin : non seulement pour grandir de façon harmonieuse, mais aussi pour nourrir son cerveau, l’alimenter en carburant tous au long de la journée et favoriser, par le biais des acides gras, des vitamines et des minéraux (magnésium, fer, vitamines du groupe B. zinc, etc.), la synthèse des neuromédiateurs impliqués dans le calme et l’attention.

Or, il existe  aujourd’hui une tendance à expédier de plus en plus les repas, parfois même à les sauter, c’est le cas du petit déjeuner, souvent le premier à être sacrifié parce qu’on est pressé, alors qu’il représente le starter de la journée, quant au goûter, Il est parfois remplacé par un grignotage  devant la télé qui s’éternise.

ÉQUILIBREZ SON ASSIETTE

Halte à la monotonie et aux plats préparés qui s’enchaînent! Spontanément, les enfants n’ont pas la notion de l’équilibre alimentaire et s’orienteraient plutôt vers les aliments les plus gras, les plus sucrés et qu’ils connaissent le mieux. C’est donc à nous, parents, d’éveiller leurs petites papilles gustatives et de veiller à l’équilibre alimentaire au jour le jour. L’enfance et l’adolescence sont des périodes clés pour l’acquisition des bonnes habitudes en matière de nutrition.

Sans faire de cette éducation une corvée, pensez à lui parler le plus tôt possible des différentes catégories d’aliments et des grands principes diététiques, cela lui donnera les bases et lui permettra de faire les bons choix l’lorsqu’il ne mangera pas chez lui, en vacances, chez les copains ou à la cantine, par exemple.

Conseils

  • proposez-lui 4 repas par jour avec 20% des apports caloriques au petit déjeuner, 40% au déjeuner, 10% au gouter et 30 % au dîner.
  •  Diversifier  et varier le plus possible les aliments, ce qui  signifie manger un peu de tout et en quantité raisonnable. Mettez l’accent sur les produis de saison, frais et les moins transformés possible. Cela dit, aucun aliments n’est interdit, même les gâteaux, les frites ou les hamburgers, du moment qu’on n’en fait pas d’excès (pas plus d’une fois par semaine.

Manger en famille

 Dans l’idéal, les repas pris en famille sont l’occasion de se retrouver et d’avoir un échange entre parents et enfants.

C’est parfois l’un des rares moments où l’on peut discuter de sa Journée, d’un événement à venir, d’un projet en commun.

Mais le repas peut aussi mal tourner, surtout avec un petit turbulent qui ne tient pas en place, en profite peut être pour donner des coups de pieds sous la table à sa grande sœur ou monopoliser l’attention.

La fausse  bonne solution consisterait alors à mettre le trouble-fête à l’écart en le faisant manger avant tout le monde ou en lui servant ses repas devant la télé pour qu’il soit plus calme, cela peut lui faire plaisir sur le moment (il regarde son émission préférée, il peul expédier le repas pour retourner plus vite  jouer, etc.) et permettre aux autres de manger en paix. Mais dans la réalité, cela l’isole encore un peu plus et peut lui donner un sentiment de rejet.

À TABLE, FIXEZ DES RÈGLES

A table, c’est aussi l’endroit où l’on apprend les bonnes manières». Si elles sont indispensables à acquérir pour évoluer ensuite en société, il ne faut pas non plus exiger trop de l’enfant. Sinon le repas se transforme vite en lieu de bataille et tout le monde en son insatisfait.